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Edito

Ni la barrière montagneuse des Alpes du Nord, ni la frontière littorale de la Méditerranée au sud n'ont jamais pu empêcher notre département de dialoguer avec le reste du monde.

Dès l'Antiquité, les Grecs avaient amorcé ce dialogue en fondant ici Nikaïa et Antipolis qui allaient devenir Nice et Antibes. Les romains poursuivirent et donnèrent à ce territoire le nom d'une province impériale: les Alpes-Maritimes. Ensuite, aprés qu'à leur tour Provençaux puis Savoyards eurent pris part à ce dialogue, les vagues successives de villégiature l'enrichirent et le diversifièrent à partir de la fin du XVIIIe siècle.

Les Anglais qui étaient venus sur la route de l'Italie instaurèrent la mode des hivers sur la Riviera ; les Russes y construisirent des cathédrales orthodoxes et les hivernants français inventèrent l'appellation de Côte d'Azur. Au XXe siècle, enfin, les Américains rythmèrent ce dialogue aux sons du jazz qui ne tarda pas à accompagner la venue des stars d'Hollywood.

Mais il manquait à ce dialogue qu'il s'ouvrit vers l'Asie.

Aussi le Conseil général des Alpes-Maritimes, considérant le rôle majeur que tient l'Asie dans notre monde contemporain, a-t-il souhaité lui consacrer un musée. Ce musée des Arts asiatiques dont l'architecture a été magnifiquement conçue par Kenzô TANGE, est un hommage rendu à l'admirable capacité asiatique de créer de la beauté.
 

Eric Ciotti
Député, Président du Conseil général