2009


danziger_lightwindow.jpgMaisons et quartiers historiques d'Hérat et de Kaboul -Afghanistan-,
par Nick Danziger
du 28 octobre 2009 au 11 janvier 2010

 

Nick Danziger, célèbre photographe récompensé par de nombreux prix prestigieux, a participé à de multiples missions humanitaires à travers le monde.

Pour cette exposition, il a posé son objectif sur le patrimoine architectural de l’Afghanistan. Ce patrimoine bien souvent menacé est en cours de réhabilitation, grâce au soutien de l’Aga Khan Trust for Culture (AKTC). A travers ses photographies, Nick Danziger nous montre des exemples d’édifices réhabilités avec soin et patience dans le respect des techniques traditionnelles.

 
Les villes de Kaboul et d’Hérat sont en crise. Au cœur de chacune d’elle, des fragments d’un tissu historique sont présents. Leur déclin, amorcé bien longtemps avant, s’est accentué avec le conflit. Les intenses combats de rue menés dans le dédale des ruelles et des maisons traditionnelles en bois de la vieille ville de Kaboul ont détruit nombre de quartiers. Seuls des morceaux de plâtre ouvragés ou des boiseries témoignent de l’existence de ces magnifiques demeures, dont la présence a embelli un temps cette partie de la ville.
 
C’est dans ce contexte, qu’en 2002, l' AKTC s’est lancé dans un projet pilote de conservation des quartiers historiques de Kaboul. Commencé avec la conservation d’une mosquée en bois très endommagée, l’équipe de l’AKTC a, depuis, travaillé sur dix autres mosquées et tombeaux, une madrasa, des hammams et une douzaine de demeures historiques restantes. Quelques unes de ces bâtisses, ainsi que des bâtiments historiques publics et privés faisant l’objet d’un programme parallèle à Hérat, peuvent être vus sur les photographies de Nick Danziger, prises en 2007 et exposées au Musée des Arts asiatiques à Nice.
 
Le programme actuel de l’AKTC s’efforce de trouver un équilibre entre les impératifs de conservation architecturale et les conditions de vie abjectes des habitants de ces quartiers. Pour cette raison, des investissements importants sont faits à Kaboul et Hérat afin d’améliorer le système de drainage ainsi que l’accès et la fourniture en eau. La conservation et les améliorations ne sont pas des fins en soi ; cependant, il était vital de tenter d’améliorer le développement de ces quartiers historiques fragiles menacés de destruction. A Hérat, les quartiers historiques sont le témoin d’un redéveloppement sans précédent, les propriétaires démolissant les maisons historiques pour édifier des maisons en béton inesthétiques ou des constructions commerciales. 


Le travail de l’AKTC à Kaboul et Hérat nécessite d’agir à des niveaux différents ; conseils envers les autorités centrales et locales dans l’élaboration de politiques d’urbanisme appropriées et dans le contrôle des développements sauvages ; accord avec les représentants des différentes communautés sur les différentes priorités de rues ; identification de moyens abordables de réparations ou d’amélioration des habitations avec les propriétaires et formation des professionnels et artisans afghans dans la conservation et les projets de gestion. Dans toutes ces discussions et négociations, il est essentiel de maintenir un équilibre entre conservation -avec une compréhension du passé- et développement – basé sur les aspirations et le potentiel des Afghans.

 

 

naadam.jpgLe Naadam de Khairkhan, (province de l'Arkhangaï) par Pierre Reinhard
14 juillet - 26 octobre 2009

 


Le Naadam tire son origine du mot « naadah », qui veut dire jouer. Fête traditionnelle mongole ayant lieu en été, elle consiste en trois jeux : la lutte, le tir à l’arc et la course de chevaux.
A l’origine, le Naadam était une célébration des victoires guerrières ou des grands événements. A partir de 1922, il est associé à l’anniversaire de l’indépendance de la Mongolie.

Les courses de chevaux du Naadam sont mentionnées par Marco Polo et dans l’ouvrage « L’histoire secrète des Mongols».


Les chevaux participants à la course sont répartis en cinq catégories d’âge. Daaga qualifie les chevaux âgés d’un an, Shudlen, Khyazaalan, Soyolons, et Ikh nas pour les chevaux âgés respectivement de deux, trois, quatre et cinq ans. La distance à parcourir augmente avec l’âge. Les chevaux âgés de cinq ans doivent parcourir trente kilomètres.
Les jockeys sont des enfants de cinq à dix ans ; comme au Palio de Sienne, ce sont les performances des chevaux qui sont récompensées et non les cavaliers.


Le cheval qui arrive dernier est honoré ; il est appelé Bayan Khodood. Seul l’entraîneur est blâmé.
La lutte est le sport préféré des mongols et se déroule sur neuf tours de combats, sans catégorie de poids. Les vainqueurs de cinq rounds sont les Nachin (faucon), ceux de sept tours  les Zaan (éléphant) et ceux de neuf les Arslan (lion).
Les lutteurs qui gagnent au moins deux fois le Naadam ont le titre d’Avarga (géant).


Le tir à l’arc est une tradition mongole ancestrale, mais malheureusement de moins en moins pratiqué. Les tireurs doivent toucher des petites balles de feutre et de cuir.


Le Naadam est l’occasion pour les Mongols de se retrouver dans une ambiance festive et d’affirmer avec fierté leurs valeurs ancestrales.


Photographies effectuées dans le cadre de la Mission Archéologique Française en Mongolie.


 

reinard_mongolie.jpgLes toits de Mongolie, par Pierre Reinhard
8 avril - 13 juillet 2009


Qu'ils accueillent un mode de vie nomade ou sédentaire, les toits de Mongolie célèbrent la rencontre de la couleur et du vent des steppes.


L’espace de la Mongolie, équivalent à environ trois fois celui de la France, épouse la courbure de la terre sur des milliers de kilomètres d’Est en Ouest formant un horizon immense. Cet environnement majestueux dominé par les massifs de l’Altaï à l’Ouest, se décline en plateaux boisés, steppes herbeuses, déserts arides. Du Nord au Sud, pas de cultures ni de rizières, pas de champs accrochés aux flancs des montagnes ni de haies bordant les domaines : ce ne sont qu'étendues sans limites, steppes verdoyantes ou rongées par les déserts. Le noyau de cette culture demeure la famille, réunie sous la yourte ou ger en mongol, terme usuel pour désigner cette tente de feutre si particulière, habitat traditionnel des pasteurs de la steppe depuis la nuit des temps.
 

 

Photographe de mode à Paris, puis à New York pendant plusieurs années, Pierre Reinhard se tourne vers le grand reportage depuis 5 ans. Chine, Inde, Afghanistan et Mongolie sont ses terrains de prédilection. 
 

 

fernex.jpgLes Citadelles du désert d’Ouzbékistan, par Ellen Fernex
4 février - 6 avril 2009


Formes étranges surgissant des sables comme des sculptures surréalistes, les Citadelles du désert, dispersées entre les fleuves Amou et Sir Daria, ont été édifiées entre les IVe et IIe siècles avant J.-C. Détériorées et saccagées, elles ont été abandonnées à partir du XIIe siècle. Rongées par le vent, le sable et les températures extrêmes d’été et d’hiver, elles sont là, sur la route de la soie, témoins d’une culture jadis florissante.

 


Un ensemble de citadelles en ruines émergent ça et là dans les steppes et les sables de la province autonome du Karakalpakstan. Cette province localisée au nord de l’Ouzbékistan, est traversée par le fleuve Amou Daria, l’ancien Oxus, qui se jette dans la mer d’Aral.


Du IVe siècle avant J.-C. au IIIe siècle après J.-C., le Khorezm, situé dans le nord de l’Ouzbékistan, est une région prospère jouissant d’une grande indépendance. Située comme une petite Mésopotamie entre l’Amou-Daria et le Syr-Daria, elle se trouve à la croisée de la route de la soie et de la route reliant la Baltique à la Perse.


Sous les Sassanides (IIIe siècle-VIIe siècle), l’Asie centrale se trouve en butte à des incursions ou tentatives d’incursions de la part de groupes huns, puis turcs. Au VIIe siècle, les armées musulmanes envahissent la région et imposent progressivement leur religion. La période relativement calme qui s’ensuit ne permet au Khorezm de retrouver sa splendeur perdue.

L’arrivée, au XIIIe siècle, des Mongols de Gengis khan, qui pillent, rasent villes et villages, détruisent canaux d’irrigation et cultures, sonnent le glas pour cette région. Les citadelles du désert de la Transoxiane encore peuplées sont alors progressivement abandonnées ou désertées après le passage des Mongols.
 
 


 Retour à la rubrique des expositions photographiques.