La danse des formes

Du 5 mars au 6 septembre 2015 le musée des Arts asiatiques présente l’exposition « La danse des formes », dans le cadre du partenariat avec le musée Guimet.

 

Samiro Yunoki, artiste japonais pluriel, a offert, en 2013, soixante-et-onze de ses œuvres au musée  national des Arts asiatiques Guimet. Après sa présentation à Paris, cette première exposition monographique de l’artiste hors du Japon est proposée à Nice.

 

Né le 17 octobre 1922 dans un milieu d’artistes, Yunoki apprend l’impression par réserve au pochoir ou katazome, sa technique préférée. Ses créations se diversifient et il produit peintures sur verre, impression sur papier, sculptures et marionnettes.

 

L’art de Yunoki s’alimente de sensibilités diverses : «  good design » scandinave dans les années 1960, voyages à l’étranger et découverte de la céramique mexicaine, des textiles indiens, des papiers découpés de Matisse, etc. Toutes choses qui achèvent de donner à l’art-geste de Yunoki une saveur et une force singulières.

 

Samiro Yunoki naît à Tokyo dans le quartier de Tabata, très fréquenté par les artistes et les écrivains. Il s’oriente vers des études d’histoire, d’art et d’esthétique au sein de l’université de Tokyo, interrompues par la Seconde Guerre mondiale.

En 1946, Samiro Yunoki, démobilisé,  rejoint le musée Ohara à Kurashiki dans la préfecture d’Okayama, lieu de naissance de son père et important centre de l’école Mingei (abréviation de minshuteki kogeï, signifiant « artisanat » ou « art populaire »). Dès lors, il s’intéresse au travail sur textiles de Keisuke Serizawa (1895-1984) ainsi qu’au Kogei no michi (« techniques artisanales ») de Sôetsu Yanagi (1889-1961).

En 1947, Yunoki devient l’élève de Serizawa et se spécialise alors dans l’art textile et plus particulièrement la teinture.C’est Serizawa qui lui apprend à appliquer les pochoirs et la pâte de riz afin de réaliser des teintures en réserve (katazome).