La route du bouddhisme

 

 

Née au Nord de l'Inde aux pieds de l'Himalaya, au VIe siècle av. J.-C, cette philosophie, qui fut aussi une religion, se diffusa d'ouest en est le long des routes de la soie, mais aussi du Nord au Sud. Elle conquit rapidement l'Inde du Nord, puis tout le sous-continent, des marches indo-grecques du Nord-Ouest à l'île de Ceylan. Au début de notre ère, elle se répandit, par voie maritime et par les montagnes, dans toute l'Asie du Sud-Est. A travers les routes caravanières de la soie, elle arriva en Chine où elle est attestée de façon sûre au IIe siècle ap. J.-C, pour gagner ensuite la Corée et le Japon au VIe siècle. A partir du Bengale, elle gagna le Népal, puis le Tibet seulement vers le VIIe siècle, la Mongolie ensuite : soit plus de onze siècles de progression et de pénétration du plus vaste des continents, toujours de façon pacifique.

 


daim.jpgDaim et Daine symbolisant le premier sermon de Bouddha,

Tibet Central, XVIIe ou XVIIIe siècle,

cuivre pur martelé et doré à l'amalgame de mercure.
Achat, 1999.
Inv : 99.3.1 et 2 3039292
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Ce couple de cervidés, flanquaient à l'origine une roue de la Loi, au dessus du portail d'entrée d'un monastère tibétain.

Rencontrés dés les premiers siècles de notre ère en Inde, puis sans cesse repris, ces grands emblèmes bouddhiques évoquent le premier sermon du Bouddha Sakyamuni aprés son illumination, dans le parc des daims à Sarnath, près de Bénarès, en Inde.

 

amida.jpgAmida Nyoraï méditant

Japon

Epoque Edo, XVIIIe siècle

Bois laqué et doré, yeux incrustés

Dépôt Musée national des arts asiatiques Guimet

inv IJT 358

 

C'est au XIIe siècle, dés lors que le bouddhisme s'est répandu à travers le Japon, que se développe la secte Yodo. Cette dernière vénère principalement le bodhisattva Amida qui accompagne à leur dernière heures les croyants. Calme et bienveillant pour ceux qui le nomment, il offre la possibilité d'une nouvelle naissance au "Paradis de l'Ouest". La marque frontale et le chignon sont les symboles de l'Eveil et de l'énergie spirituelle. La position des mains (mudra) d'Amida rappelle la méditation dans laquelle est plongé le Bouddha.